Par Joie Des Mots
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L’enfant est un sujet moral presque impossible à contester : innocent, dépendant, il incarne l’avenir. Dès qu’une cause se formule au nom du « bien-être de l’enfant » ou « en faveur de la jeunesse », l’opposition devient moralement suspecte !
Encore faut-il que la jeunesse en question (des adolescents requalifiés opportunément en enfants) renvoie au collectif son propre visage. Les images initiales du mouvement ont renvoyé à la France le visage d’une « jeunesse » qui ne lui ressemblait pas.
Première erreur.
Une partie significative du pays a eu l’impression d’assister à des émeutes d’un autre continent.
Les caméras se sont alors déplacées de la Seine-Saint-Denis vers Paris intra-muros, pour présenter au peuple français des « jeunes » qui lui ressemblaient un peu plus
La figure du jeune Elwan est intéressante de ce point de vue : elle incarne parfaitement la stratégie visant à montrer au pays « ses jeunes » engagés dans une « lutte pour leur avenir », tandis que les hordes de types en noir et coupes brocolis sont invisibilisées et que passent à l’arrière-plan les animateurs de l’opération : une mouvance politique officiellement hostile au peuple historique de ce pays, et qui, pour cette raison, est incapable de cranter sur la majorité du peuple français.
Mais si chaque nouvelle étape vise à faire oublier la précédente, ce n'est pas aussi simple.
Le pays doit oublier
1) les émeutes de jeunes africains violents,
2) l’implication de cadres de LFI dans les collèges et les lycées,
3) les agressions, les incendies et les destructions par centaines,
4) et accepter les nouveaux visages de cette entourloupe : un combat de « sa jeunesse » contre la violence d’État et l’égoïsme générationnel.
On verra si cela prend sur plus du tiers de la population.
Ça joue toujours.
Laurent Ozon
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