Par Joie Des Mots
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Blog de Ivan Rioufol
Faudrait-il, chaque semaine désormais, supporter les insurrections urbaines ? « Plus jamais de 17 octobre ! », a promis Emmanuel Macron, lundi à Marseille.
De fait, l’État a pu, samedi, maîtriser les foules. Mais le confinement sécuritaire déployé, qui a vidé les rues et les commerces partout en France, ne pourra pas se renouveler chaque week-end, jusqu’à l’élection présidentielle d’avril. Au risque, sinon, d’un étouffement de la société.
Certes, le pouvoir se flatte d’avoir repris la main. En réalité, il est peu probable qu’il sorte vainqueur du rapport de force engagé avec l’extrême gauche et les quartiers « racisés ». Dans Le Figaro, l’ancien patron de la DGSI, Pierre Brochand, estime que les pillages ont franchi « une énorme ligne rouge ». Cet expert explique :
« Les dévaliseurs de magasins ont découvert ce qu’ils n’avaient pas encore pleinement mesuré, à savoir que la voie d’une curée leur était grande ouverte. Ils ne l’oublieront pas ».
Les mots du chef de l’État ne valent rien. Son autoritarisme de façade n’impressionne personne. Pour cause : le pouvoir ne cesse d’étaler sa faiblesse.
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