Par Joie Des Mots

Et quelque chose d’une voix qu’on avait oubliée
s’ajuste au bruissement feutré de la nuit.
À peine un chant,
quelque chose de veille ou de maraude
nous accompagne
entre peur et désir,
Comme un étrange viatique de langue traversière
inscrit dans la chair mystérieuse de la nuit.
On ne perdra pas le Nord
Chantal Ravel
J'étais adolescente quand j'ai découvert "Les nuits du bout du monde" de Stéphane Pizella sous forme d'émission radio.
Je l'écoutais le soir, dans ma chambre et j'en conserve, tant d'années plus tard,
le souvenir ébloui de la voix grave de Stéphane Pizella qui m'emmenait avec lui vraiment au bout du monde.
C'est sa photo qui illustre ce poème.
C'est sa voix qui lance le chant.
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