Par Joie Des Mots
Je nourris grassement les moineaux.
Il y a eu une période où j'aurais pu penser que lorsque les parents sentaient
que leur petit ne vivrait pas, ils les conduisaient dans ma cour et me les laissaient pour leurs derniers moments.
Combien de fois, je me suis trouvé avec un petiot que je sentais bien qu'il allait mal.
Je les mettais dans une boite, avec des chiffons, les laissant dehors afin que les parents
fassent un effort.
Ou je les prenais dans le creux de mes mains, essayant de leur insufler ma chaleur.
Mes mots, mon énergie.
Leur mort est douce, un dernier petit sursaut, un raidissement et la petite tête qui tombe.
Une petite âme en mouvement ...
Je pense que lorsqu'on est dans la peur ou le chagrin de la mort on attire ce genre de situation.
Mes zoziaux se portent comme des charmes !
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