Par Joie Des Mots
Toute tiède encore de ses caresses, je me suis levée ce matin après lui. Et j'ai fait tomber ma chemise. Mon bien-aimé s'est
agenouillé devant moi. Il m'a dit à mi-voix :
"Aurette, Aurette, tu es belle, ô ! que tu es belle !"
Il m'a embrassée avec ferveur par toute ma chair et je ressentais ses baisers jusqu'au secret de mon âme et je frémissais de
joie, d'orgueil et d'amour.
"Aurette, tu es divinement belle et je t'adore comme ma déesse d'amour et de beauté.
"Je ne peux pas dire comme tu es belle, Je ne peux pas dire la splendeur de ton corps."
... Il a embrassé tout mon corps, il l'a embrassé avec piété, et, retombé à genoux, ses bras enlaçant mes hanches que l'amour
fait plus large, il est resté longtemps silencieux, les yeux clos, la joue contre la courbe de mon ventre, ses lèvres appuyés à ma peau. Heureuse, transportée, je joignais mes mains dans la douce
chevelure de mon amant.
Roger Pillet
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