Par Joie Des Mots
Les progressistes ont une incroyable capacité à se tirer dans le pied. Quand on leur reproche de vouloir le Grand Remplacement du peuple européen, dont l’ADN et la culture n'ont pas bougé depuis plusieurs millénaires, ils se récrient : complotisme ! Scandale ! Intolérance ! Et puis, de temps à autre, on voit surgir d'autres façons de dire la même chose. On se souvient de la créolisation, vue par Jean-Luc Mélenchon comme un horizon à la fois inévitable et désirable. On découvrira aujourd'hui un nouveau concept, qui va un petit peu plus loin : l’afropéanité.
C'est la revue protestante Réforme qui consacre une pleine page à cette idée qu'on sera poli de trouver géniale. Un Afropéen, c'est quelqu'un qui est né en Europe ou qui y a grandi et qui, tout en ayant profité des largesses du système européen, veut assumer totalement une culture subsaharienne, perçue comme source de « tiraillements » vis-à-vis du « devoir d'intégration ». Ce long article, qui nous informe sur la genèse artistique de ce mouvement, introduit également une distinction sémantique qui semble capitale : les Afropéens ne sont pas des « migrantes et migrants », non, ce sont des gens qui sont nés ou ont grandi dans un pays d'Europe. Ils ont les codes, si on veut, mais ils n'ont pas l'intention de s'assimiler. Et, d'ailleurs, pourquoi le feraient-ils puisque « leur nombre ne cesse de croître » ? Ça, alors...
Puisque la force du nombre n'est pas rien, il s'agit désormais d'explorer les tenants et aboutissants de cette culture si singulière. C'est la raison pour laquelle, fort logiquement, la Faculté universitaire de théologie protestante a mis au programme, pour l'année scolaire 2023-2024, un certificat universitaire d'études afropéennes. Évidemment, ce nouveau diplôme affiche complet et on annonce déjà que, pour l'année 2024-2028, il va falloir pousser les murs. L’afropéanité passionne.
https://www.bvoltaire.fr/ne-dites-plus-grand-remplacement-il-est-deja-la-et-sappelle-afropeanite/

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