Par Joie Des Mots
Il avait quel goût le rata du poilu ? Pour le savoir, direction l'Oise, sur la route des Allemands vers Paris? A l'occasion du centenaire de la Grande Guerre, une quinzaine de chefs revisitent le menu des pioupious dans leur restaurant.
L'armée aimait les rapports chiffrés, la recherche des ingrédients a été facile :
"750 g de pain ou de biscuits, 500 g de barbaque, 40 g de fayots, 35 g de café, un verre de jaja"
détaille l'historien Jean-Yves Bonnard. Retrouver le goût de cette tambouille fut plus complexe. Historiens et cuisiniers se sont tournés vers la littérature de l'époque, à la découverte des souvenirs de poilus dans les files des "cuisines roulantes, à l'arrière".
Attention, ne pas confondre rata ordinaire et ration de combat. "Sur la ligne de front, les soldats devaient se contenter de biscuits durcis et de corned-beef en boite". Un repas frugal, "amélioré par quelques pillages".
Mieux lotis les officiers généraux, installés au château de Chantilly, où le jaja s'appelait souvent Pommard.
Christelle Guibert pour Ouest france

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