Par Joie Des Mots
Juste avant l'aube, je comprends :
vous êtes un rêve que je dois libérer
pour que la nuit ait une fin.
Je presse mon visage contre vos cheveux,
l'odeur de tous nos souvenirs
dans la profondeur de ma poitrine,
dans le centre de mon cœur.
A l'extérieur, les moineaux vous laissent partir,
les feuilles embrassent vos poignets lorsque vous passez devant,
l'herbe et les pissenlits crient,
saisissent vos chevilles pour vous retenir.
Leurs légers gémissements font écho à tout ce gris
naissance d'un nouveau jour
dans le vide de mes bras.
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