Par Joie Des Mots
Le Front populaire a eu son utopie collective qu’a su traduire Julien Duvivier dans « La Belle Équipe » avec Jean Gabin. Les années 50 voyaient les beatniks refuser la société de consommation et chercher à vivre l’instant.
C’est ce que retrace « Sur la route » de Jack Kerouac qui vient d’être mis en film. Et aujourd’hui alors ? Contrairement à ce que pouvait laisser présager la mondialisation, le monde s’est singulièrement rétréci. Les jeunes sont priés d’être réalistes. Valeurs prônées par notre société : l’argent et l’individualisme, accessoirement la religion comme vision rétrograde du monde.
Alors, si on devait tourner un film sur notre époque, le titre serait tout trouvé : « Chacun pour soi et Dieu pour tous ».
Bruno Testa
for lunion.presse.fr
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