Par Joie Des Mots
On en salive d’avance. Bientôt nous allons pouvoir pousser la porte d’un restau avec la certitude que le bœuf bourguignon
trônant dans l’assiette a été mitonné en cuisine par un chef, et qu’il ne s’agit pas d’un plat industriel sous vide réchauffé. Sylvia Pinel, notre ministre de l’Artisanat, du Commerce et du
Tourisme, a battu du tambour sur le fameux amendement « fait maison » que le gouvernement va ajouter dans son projet de loi sur la consommation. Désormais figurera sur la carte
un petit logo indiquant les plats « cuisinés sur place » avec des « produits bruts ». Génial ?... Non !
Non ! Parce que le « fait maison » à la mode Pinel a un goût de carton-pâte. Déjà, ladite mention est facultative. On imagine
l’empressement du restaurateur à se démasquer en avouant que seuls trois ou quatre plats de son interminable carte sont touillés sur place. Et l’on souhaite bien du plaisir aux contrôleurs de la
Répression des Fraudes qui devront faire le tri dans les cuisines entre les plats « logotés » et les autres.
Le canard enchainé chez Altermonde-sans-frontières
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