Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Le biocentrisme édicte que tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et à vivre dans la dignité et la liberté, c’est-à-dire dans le respect de ce qui le détermine. Or, l’animal humain érige volontiers des barrières, des frontières, des exclusions pour se sentir bien au chaud enfermé dans sa tribu, sa cité, sa nation, son ethnie, sa religion, sa corporation, son clan, citadelles inaccessibles aux autres et inexpugnables pour les esprits faibles qui la peuplent. D’aucuns, croyant bien faire, nient les différences, les nuances, les capacités spécifiques pour asseoir une fragile égalité de considération, comme s’il fallait une identité pour obtenir un accès au respect des êtres.
Petit souvenir professionnel personnel : il m’a été donné, durant des années, de présider la chambre d’un tribunal traitant des recours des tutelles et curatelles. La greffière appelait les affaires les unes après les autres, comme il se doit. Or, lapsus révélateur, elle criait fréquemment dans le couloir : "Madame la directrice de la maison d’arrêt" au lieu et place de "la maison de retraite". Société, que fais-tu de tes aînés ? Ainsi, sur la terre des hommes, animaux, femmes, enfants, vieillards sont encore bien maltraités. Alors camarade, cours plus vite, le vieux monde est encore là.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article36940

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