Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
La crise climatique s’emballe, et de joyeux lurons continuent d’occuper la scène en brassant du vent avec la bouche et les bras. Pendant ce temps, les scientifiques préviennent que rien ne va plus, ce qui n’empêche pas les préparatifs de la COP22. Déjà 22 ? Déjà.
Salut empressé aux branlotins du grand raout appelé Climate Change. Ce « Sommet mondial des acteurs du climat » a rassemblé à Nantes, du 26 au 28 septembre, des héros de l’humanité. Dans le désordre des tribunes, la mairesse socialo de Nantes, Johnanna Roland, le désopilant Ronan Dantec, conseiller écolo de la ville, l’immense Brice Lalonde, la grandiose Laurence Tubiana. Tous d’accord pour un « futur plus solidaire et durable » en compagnie de leurs amis des transnationales. Parmi les sponsors officiels du machin, Air France – à deux pas de Notre-Dame-des-Landes ! -, Veolia et Suez, grands philanthropes de l’eau privatisée, ou encore Bouygues et ERDF. Encore bravo, les comiques associés.
Au fait, cette crise climatique ? Du côté de la propagande, nous volons tous de victoire en victoire grâce à la COP21, où tous les Folleville de la planète se sont copieusement embrassés sur la bouche. Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations-Unies, vient d’ailleurs de proclamer à New York que l’avenir serait « plus sûr, plus juste et plus prospère », propos qui ressemble étrangement à ceux entendus à Nantes. Pourquoi cet optimisme si réconfortant ? Parce que 31 États ont d’ores et déjà ratifié les beaux engagements de la COP21. Laquelle sera suivie d’une COP22 dès le 7 novembre prochain au Maroc.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article32843

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