Par Joie Des Mots
Nadège Quintallet a 33 ans. Elle a grandi à Gennevilliers, en banlieue parisienne. Pas l'horreur, non, du tout, mais gris, si gris. Elle rêvait d'espaces et de soleil et de verdure. Elle se disait que tout le monde avait droit à un environnement agréable.
"Quand je suis arrivée à Pantanal (Amérique du sud) les 1.800 familles du bidonville vivaient dans des maisons faites de bâches en plastique, de t$oles, de planches. Beaucoup ignoraient que les belles maisons des riches du centre ville étaient en terre car elles étaient recouvertes de chaux. L'architecture en terre est ancestrale mais au fil du temps, les habitants ont perdu ce savoir-faire.
C'est pourtant d'une simplicité étonnante : on utilise la terre que l'ona sous les pieds, mlangée à du sable et de la paille. C'est écologique et pratique. La terre maintient la fraîcheur dans les maisons dans ce pays où il fait si chaud. J'ai d'abord initié les hommes. Puis les femmes ont appris à faire des enduits, des briques ... Fières de leurs nouvelles maisons elles se sont mises à les égayer de fleurs et de décorations colorées, elles commencent même à cultiver de petits potagers."

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