Par Joie Des Mots
Par Valerie de Senneville
Des moniteurs de ski aux pétroliers en passant par les cafés et restaurants ou les espèces animales menacées, il y a des lobbys pour tout. En dix ans le métier a profondément évolué, laissant la place à un lobbying décomplexé fort de nouveaux instruments d’influence très efficaces.
Tout change. Même les mots courtois de recommandations susurrés entre la salle des quatre colonnes et la grande salle des pas perdus de l’Assemblée nationale. Parlementaires et nouveaux maîtres de l’influence, tous veulent y croire : le lobbying « à la papa » dans les couloirs du Palais-Bourbon ou autour d’une bonne table chez Tante Marguerite ou chez Françoise, deux fameux restaurants où se retrouve le « tout-politique », a vécu. Place à une « influence mature et responsable », clament ces nouveaux « représentants d’intérêts » assumés. Le métier, vieux comme le monde parlementaire, se structure sous l’impact conjugué du Parlement européen, « la nouvelle ruche à lobbys » et des responsables politiques, qui cherchent à mieux canaliser et approfondir leurs sources face à la complexification des lois. De nouveaux entrants, comme les avocats, bousculent les codes et obligent les cabinets les plus anciens à réfléchir à leur succession sur un marché du lobbying en pleine expansion. Car, aujourd’hui, il y a des lobbys pour tout. Bref, une autre manière d’exercer une « influence » affleure, plus visible mais plus subtile.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article26921

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog