Par Joie Des Mots
Par Jean-Luc Porquet
Que le prochain président s’appelle Le Pen, Macron ou Poutou, une chose est sûre : nombre de phénomènes se dérouleront imperturbablement comme avant. Exemple : les 58 réacteurs nucléaires continueront d’alimenter sans mollir nos Smartphone – Hollande n’ayant pas tenu sa promesse numéro 41 de fermer Fessenheim. Autre exemple : les agents d’Enedis, filiale à 100 % d’EDF (autrefois dénommé ERDF) continueront d’équiper à marche forcée les foyers français de compteurs Linky, les fameux « compteurs intelligents ».
Actuellement, ils en posent pas moins de 18 500 quotidiennement. À la fin de l’année, ils seront passés à la vitesse supérieure, avec 35 000 par jour. Leur but : équiper en quatre ans maxi les 35 millions de foyers français. Pourquoi tant de hâte ? Parce que l’État a autorisé la filiale d’EDF à empocher une marge de 7,25 % sur les compteurs et que la Commission de régulation de l’énergie y a généreusement ajouté une prime de 3 % si le calendrier est respecté. Même si ce coût n’est pas réclamé à l’usager, il le retrouvera habilement distillé sur ses factures. 10,25 % en tout : ça, c’est de la rentabilité ! Les bénéfices ont déjà commencé à pleuvoir chez Enedis, et comme ils portent sur un coût total de 5 milliards d’euros au bas mot… On comprend dès lors pourquoi la fronde anti-Linky énerve énormément EDF. Plusieurs dizaines de collectifs d’opposants. Plus de 300 conseils municipaux pondant des arrêtés interdisant la pose de compteurs chez eux (rappelons que les 35 millions de compteurs actuels, qui marchent très bien, appartiennent aux communes).
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article34263

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