Par Joie Des Mots
Serge Klarsfeld, avocat, historien de la Shoah et de la déportation des Juifs de France, est entré dans l’Histoire, parce qu’elle lui a commandé de le faire.
Serge Klarsfeld est né à Bucarest en Roumanie le 17 septembre 1935. Il est réfugié à Nice avec ses parents. La Deuxième Guerre mondiale éclate. Le statut des Juifs oblige ses parents et lui-même à vivre en retrait de la société par crainte d’être arrêté et déporté. À cet effet, son père construit dans un placard un double fond. Ce qui permet à Serge, sa sœur et sa mère de s’y réfugier au moment des rafles. Son père n’échappera pas à l’arrestation, à la déportation, et à l’extermination.
Devenu avocat, le jeune Klarsfeld pouvait ouvrir un cabinet de conseils, et ainsi acquérir une position sociale. Mais il réalise que les gouvernements qui se sont succédé, depuis la fin de la Seconde Guerre, se sont dérobés au travail de mémoire. Ce qui n’était pas le cas de la Belgique et de la Hollande. À croire que la cicatrice que la France portait à l’un de ses flancs appartenait à un passé révolu. Ou à un oubli volontaire.
Tout d’abord, il s’agit pour le jeune avocat d’un travail filial, comme il le déclare dans le film « Les enfants cachés » que j’ai réalisé. Ensuite, de ne pas laisser la mémoire des quatre-vingt mille Juifs, dont onze mille enfants, rejoindre les profondeurs de l’oubli.
Il crée l’association des Fils et filles de déportés juifs de France. En quelques semaines mille cinq cents adhésions. Ce qui prouve que la structure était nécessaire. Et puis commence le travail de mise à jour des archives et des documents.
https://ripostelaique.com/bravo-serge-klarsfeld-de-voter-rassemblement-national.html

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