Par Joie Des Mots

Qu’ai-je perdu ?
Un monde tendre visité par des peurs et brisé par des silences.
Toutes les enfances se posent un jour sur l’herbe, derrière soi.
Elles ont un goût d’ombre et un goût de ciel.
Les bonheurs et malheurs passés résonnent
et renvoient à ceux qui viendront.
Et l’on avance à grands traits,
à corps perdu parfois ;
on ne peut pas diviser les parts d’argile dont nous sommes faits.
Le Coudrier (extrait)
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