Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Les médiocres carriéristes polluant les partis politiques ont détérioré l’éthique écologiste en la dévoyant, en niant ses fondements. Or, l’écologie n’est pas une peur de la science, un refus du vrai progrès, une contestation puérile d’une société. L’écologie est une déclaration d’amour à la nature, au vivant, aux êtres sensibles, à la biodiversité.
Avoir peur de la science et du progrès reviendrait à avoir peur du feu, de l’électricité, du marteau, de la brouette, de l’aspirine. Une connaissance, un savoir, une technique peuvent être excellents, s’ils font reculer la souffrance et la mort ou détestables s’ils servent la destruction, le profit, la servitude. Avec le feu, on chauffe la maison ou on érige un bûcher. Avec un outil, on construit une œuvre opportune ou on tue. Avec la génétique, on guérira des maladies ou on permettra à des firmes cupides de disséminer des poisons. La science qui éclaire peut être la meilleure des choses, si l’homme use de sa maîtrise pour célébrer le vivant ou la pire s’il cède à ses pulsions thanatophiles.
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