Par Joie Des Mots
Pouvez-vous dater le tournant dans les banlieues ?
Dans la décennie noire, pendant la guerre civile algérienne, les imams et les islamistes plus radicaux ont fui l’Algérie des années de sang. La faute de la France est d’avoir accueilli au nom du droit d’asile ceux qui perpétraient et commanditaient des attentats en Algérie. Je cite souvent l’exemple de l’imam salafiste de la rue Myrha qui a été assassiné, et encore, ce n’était pas le plus fanatique… Tout ceci me rappelle un très beau texte de Stefan Zweig sur l’enseignement de l’histoire. Il y explique comment le nazisme construit des générations fondées sur la haine alors qu’on pourrait les faire reposer sur un socle de fraternité. De ce point de vue, l’islamisme procède comme le nazisme. Zweig nous donne une lueur d’espoir puisque réfugié au Brésil, fuyant le nazisme, devant la décomposition de son idéal européen, il pense que l’enseignement de l’histoire peut reconstruire le vivre-ensemble. C’est peut-être une vision très utopiste mais on ne résoudra pas la question du jour au lendemain.
On doit admettre l’idée qu’il y aura des générations perdues. Du jour au lendemain, on ne résoudra pas la question du terrorisme.
https://www.causeur.fr/jeannette-bougrab-algerie-islam-daech-147021

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog