Par Joie Des Mots
Il y a dans Le Mage du Kremlin plusieurs passages mettant en scène Vladimir Poutine ; j’ai choisi des extraits.
« Gagner le prix Nobel de la paix ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de vaincre les séparatistes et la menace qu’ils représentent pour l’intégrité de la Fédération de Russie … Vous vous êtes laissé convaincre par les Occidentaux qu’une campagne électorale consiste en deux équipes d’économistes qui se disputent autour d’un dossier en Powerpoint. Ce n’est pas le cas : en Russie, le pouvoir, c’est autre chose. »
Face à Larry King qui lui demande : « C’est comment, de faire l’espion ? Pas très différent de faire le journaliste lui a répondu Poutine... Travailler dans le renseignement m’a permis d’élargir ma vision et de développer certaines qualités, dans le traitement des gens. J’ai appris à distinguer la priorité de ce qui est moins important et, sous cet angle, cela m’a été très utile. »
« Si les cannibales prenaient le pouvoir à Moscou, les États-Unis les reconnaîtraient immédiatement en tant que gouvernement légitime, à condition qu’ils ne touchent pas à leurs intérêts et continuent à les traiter en patrons. Le problème, c’est qu’ils croient avoir gagné la guerre froide, tu comprends ? Alors que l’Union soviétique ne l’a pas perdue. »
« Les marchands n’ont jamais dirigé la Russie. Et tu sais pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas capables d’assurer les deux choses que les Russes demandent à l’État : l’ordre à l’intérieur et la puissance à l’extérieur. Seulement deux fois, pour deux brèves périodes, les marchands ont gouverné notre pays : quelques mois après la révolution de 1917, avant l’avènement des bolcheviques, et quelques années après la chute du Mur, pendant la période d’Eltsine. Et quel a été le résultat ? Le chaos. »
Jean-Loup ARNAUD

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