Par Joie Des Mots
Les esclaves devaient être dans le champ de coton dès le lever du jour et on leur donnait dix à quinze minutes à midi pour
avaler leur ration de bacon froid, ils n'avaient pas le droit de rester oisifs jusqu'à ce qu'il fît trop sombre pour voir et quand c'était la pleine lune, ils travaillaient souvent jusqu'au
milieu de la nuit. Ils n'osaient pas s'arrêter même à l'heure du déjeuner ni retourner au village nègre aussi tard qu'il fut, jusqu'à ce que l'ordre d'arrêter le travail était donné par le
contremaître.
Le travail "passage à tabac" du jour dans le champ terminé, les paniers sont "trimbalés" ou avec un autre mot, portés à la
gin-house* où le coton est pesé. Épuisé et las autant qu'il puisse être ou qu'il ait une envie irrépressible de dormir et de se reposer, cela importe peu, un esclave ne s'approchait jamais de la
gin-house* avec son panier de coton sans avoir peur. Si sa récolte était en dessous du poids, s'il n'avait pas accompli entièrement la tâche fixée, il savait ce qu'il devait subir. S'il l'avait
dépassé de dix ou vingt livres, en toute probabilité, son maître mesurera le résultat de la tâche du jour suivant en conséquence.
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