Par Joie Des Mots
Beaucoup l’ont redoutée, d’autres, secrètement espérée. Pendant ces nuits où, sur nos écrans, défilaient des images de villes en flammes, de nombreux Français ont pensé que, cette fois, on y était – que la guerre civile commençait en vrai. Comme à chaque fois, ça s’est tassé une fois les razzias finies. Il est vrai qu’après des discours d’apaisement tenus au plus haut niveau de l’État (avec le succès que l’on sait) et deux nuits de quasi-laisser-faire, le changement de cap du gouvernement, la mobilisation policière et l’inhabituelle sévérité de la justice – qui a même envoyé quelques casseurs en prison – ont pu donner l’illusion d’une riposte ferme. Et puis, il y a la fatigue, la lassitude : cette génération biberonnée au « tout, tout de suite » se lasse vite. Même de détruire.
Au moment où nous bouclons, le président s’est félicité du retour au calme, c’est-à-dire, on suppose, au vivre-ensemble tel qu’il se pratique au quotidien au rythme des agressions, des règlements de comptes et des incivilités.
Mais on peut se demander ce qui se passerait si toutes les cités « sensibles » décidaient en même temps (de mettre le souk !!!!!)
https://www.causeur.fr/le-choc-de-civilisation-emeutes-nahel-263510


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