Par Joie Des Mots
«Émeutes de la faim». Les mots sont forts. Ce sont pourtant les termes qu'aurait employés le préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc. Mercredi 22 avril, Le Canard enchaîné rapportait un mail envoyé par le haut fonctionnaire, le 18 avril, à son homologue Michel Cadot, préfet de la région Île-de-France. Dans ce mail, Georges-François Leclerc redoutait des «émeutes de la faim» et s'inquiétait d'un «risque alimentaire» menaçant les habitants les plus pauvres de Seine-Saint-Denis.
«Nous comptons entre 15.000 et 20.000 personnes qui, entre les bidonvilles, les hébergements d'urgence et les foyers de travailleurs migrants, vont avoir du mal à se nourrir», s'alarmait-il dans ces échanges. «L'économie souterraine, de rapine, l'uber-économie et l'effondrement de l'intérim ont provoqué une baisse importante et brutale des revenus des précaires de Seine-Saint-Denis», constatait également le préfet. Avant de conclure : «Ce qui était jouable sur un mois de confinement ne le sera pas sur deux».
https://www.lefigaro.fr/social/seine-saint-denis-les-autorites-redoutent-des-emeutes-de-la-faim-20200425

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