Par Joie Des Mots
Par Yann Fiévet
Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour qu’Emmanuel Macron, fort d’une écrasante majorité parlementaire et d’une vision toute personnelle du mandat présidentiel, tombe dans l’abus de pouvoir caractérisé. Le fait, nommé « affaire Benalla », qu’il faut requalifiée eu égard à son incontestable gravité, est ainsi survenue à peine un an après l’arrivée du nouveau Président de la République à L’Élysée. Oui, c’est bien à L’Élysée que s’est dessiné cet épisode tragi-comique de la macronie.
Nous savions depuis le début de l’expérience macronienne que derrière la volonté de réformes menées grand train et adoptées grâce à la pitoyable béatitude des « marcheurs » occupant le Palais Bourbon se cachait un autoritarisme bon teint. Emmanuel Macron paraît patelin, il est profondément d’une grande raideur. Quand le mécontentement et la désespérance impuissante que provoque l’enfilade des réformes imposées prit de l’ampleur l’autoritarisme latent est sorti de l’ombre. L’affaire Benalla est tout sauf un fait divers qu’il conviendrait d’isoler comme s’il s’agissait d’une peccadille.
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