Par Joie Des Mots
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L’autorité qui a déserté l’État, c’est une faiblesse qui s’est prise pour la norme. La fermeté et la rigueur qui n’ont plus cours à l’école, c’est l’enfance et l’adolescence qui sont blessées et sans doute mal préparées à leur avenir. La culture, l’art, enkystés dans la personnalisation du créateur, c’est l’universel qui est saccagé et le consensus fondamental et exemplaire suscité par les grandes œuvres classiques qui est mis en pièces. La vulgarité, le mépris, la faillite de l’écoute qui pullulent en politique, dans les médias et sur les réseaux sociaux, c’est la superbe intercession de la communication – entre soi et les autres, entre les citoyens, entre ceux qui dirigent et ceux qui sont gouvernés, entre la parole publique et les multiples et parfois contradictoires attentes du peuple – qui est gravement endommagée.
Oui, si tout n’était pas mieux avant, il n’est pas faux de déplorer l’effacement d’un certain nombre d’indiscutables supériorités d’hier par rapport à aujourd’hui.
À une double condition.
Que nous ne soyons pas amers dans notre ton mais persuadés qu’il suffirait d’une authentique audace politique approuvée par la majorité des citoyens (ils n’espèrent que cela !) pour qu’une part exemplaire du passé revienne dans notre présent et soit restaurée. Pour notre plus grand bien.
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