Par Joie Des Mots
Pour le gouvernement, la chute de la biodiversité ne doit pas bouleverser les résultats de la Bourse. Les automobilistes qui, depuis des années, ne trouvent plus des dizaines d’insectes écrasés sur leurs pare-brise au terme de leurs parcours, les conducteurs de la SNCF qui ne voient plus les oiseaux venir picorer l’avant de leurs motrices parce qu’ils n’y trouvent plus grand-chose à leur arrivée en gare, auraient dû y penser depuis longtemps : les insectes et les oiseaux disparaissent de l’espace français. Les premiers décimés par les insecticides répandus par les agriculteurs et les millions de citoyens qui brandissent une bombe insecticides dés qu’ils aperçoivent un minuscule animal volant ou rampant.
Quant aux oiseaux, qu’ils séjournent toute l’année dans le ciel de France ou qu’ils reviennent d’une pénible migration, ils ne trouvent plus grand-chose à se mettre dans le bec. Les hirondelles, par exemple, qui viennent d’arriver très en retard dans les villes françaises. Des cités dont les habitants et les maires nettoient frénétiquement les façades (ça fait sale…) en détruisant les nids abrités sous les toits. Cela est pourtant interdit par la loi sur la protection de la nature votée en 1978 et qui les protège, comme 577 autres oiseaux, minuscules comme le troglodyte, ou superbes comme le vautour fauve qui survole les Cévennes. Cette loi interdit leur chasse, leur capture et la destruction de leurs nids.
Par Claude-Marie Vadrot
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article37935

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