Par Joie Des Mots
Non pas que la révérence du ministre de l’Intérieur à l’égard du président se soit atténuée – les ambitieux n’en sont jamais économes – mais ses constats, sa brutalité même dans l’acceptation d’une déplorable réalité, me rappellent le Darmanin d’avant, celui qui n’était pas seulement soucieux de circonvenir LR mais s’y trouvait parfaitement à l’aise !
En effet, qu’on veuille bien, depuis le cumul du fiasco du stade de France et de la survenue de la majorité relative pour le camp du président à l’Assemblée nationale, retenir les propos du ministre de l’Intérieur. On ne pourra pas au moins nier l’existence d’une mue.
On apprend ce qu’on savait déjà mais qu’on occultait : la délinquance est commise par un étranger sur deux à Paris comme à Marseille, sans compter la malfaisance des Français “de papier”.
Sur l’immigration et la sécurité, il faudrait « changer la loi pour protéger les Français » selon le ministre.
Est-il permis aux citoyens de s’émouvoir, voire de s’indigner de ces avancées volontaristes si tardives quand le ministre, lucide après coup, souligne que « les extrêmes montent quand les républicains refusent de regarder le réel en face » ? Alors que les extrêmes sont montés au plus haut et que la cécité a été d’abord celle du pouvoir, ministres régaliens en priorité.
À mon sens – je mesure comme il est délicat d’aborder ce point – ce n’est pas la loi qu’il convient de changer en matière pénale mais plus globalement le dispositif révéré, intouchable et trop souvent impuissant, d’un État de droit qui n’a plus le moindre impact sur le combat contre la délinquance et la criminalité d’aujourd’hui
https://www.causeur.fr/changer-letat-de-droit-pour-proteger-les-francais-darmanin-240311
C'est d'autant plus drôle qu'il parle comme Zemmour à qui on interdisait de dire cela sous peine de nazisme lol (Moi)
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