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Esclavage moderne ...

Travailler plus, pour gagner plus…

Par Luca V. Bagiella

 

L’autre jour, à un souper d’amis, on me disait qu’il était normal et juste qu’un entrepreneur gagne plus qu’un simple employé. Sur le moment, je dois l’avouer, je ne sus répondre tellement la sentence avait l’air logique et correcte. Cependant, il y a quelque chose qui sonnait faux et qui allait engager chez moi, dès mon retour, une réflexion. Une réflexion d’autant plus importante qu’elle avait trait à une des justifications centrales de la politique des inégalités.

 

 C’est vrai, il est normal et juste qu’une personne qui travaille plus pour la collectivité perçoive une reconnaissance qui soit au niveau de l’effort qu’elle a fourni. Le fait est que les formes de reconnaissance à l’intérieur de notre environnement socioéconomique actuel sont réduites le plus souvent à l’argent. En fait, on peut dire que le monopole de l’argent et des échanges monnayés sur les autres formes de reconnaissance – comme, par exemple, le remerciement, le regard empli de gratitude ou l’échange de service – a pris une importance considérable dans les relations humaines et sociales. Or, que l’argent soit le moyen générique qui a été choisi par l’humain pour ses échanges n’est pas un problème en soi. En revanche, cela serait une erreur de ne voir en l’argent qu’un moyen ou même une finalité, car il est surtout, en dernière analyse, un pouvoir. Un pouvoir de faire travailler l’autre pour moi. Dès lors, on comprend que le « gagner plus » n’est pas neutre socialement. Il fait référence à une certaine hiérarchie économique où il y a des dominants et des dominés quand bien même nous ne pouvons plus les identifier en tant que classe sociale. Alors que le pouvoir de l’argent bouge sans cesse faisant croire à une démocratie, le pouvoir des positions et l’idéologie des possédants au-dessus des moins-possédants restent identiques à eux-mêmes. Il faut absolument maintenir le consommateur dans la croyance en sa souveraineté pour effacer sa position d’employé subalterne, pour effacer sa domestication économique.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article29093

Esclavage moderne ...

 

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J
L'homme qui a le pouvoir de répartir n'est qu'un homme et il n'a un sentiment de justice que pour sa caste donc les dés sont pipés d'avance. La notion du bonheur avec une somme d'argent est propre à chacun. Chacun devrait pouvoir être amené à une vie décente et heureuse, mais l'envie perpétuelle qu'on nous met au coeur nous éloigne de cette idée du bonheur simple.
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A
Je trouve les mots utilisés pour cet article assez juste, et cela mets le doigt sur plusieurs choses qui devraient nous gêner. La notion de répartition de la richesse (dont il rappelle très bien que la richesse est juste synonyme de pouvoir). J'avoue avoir de moins en moins d'espoir qu'il y ait un jour un équilibre sur la répartition des richesses, surtout pour les salariés.
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