Par Joie Des Mots
Ce dimanche 14 avril, une nouvelle église s'ajoutait à la longue liste de ces édifices religieux ravagés par les flammes. Il s'agit de l'église Saint-Pierre de Bioussac, en Charente, presque entièrement détruite par un incendie dont la cause est inconnue à ce jour. Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 8 au 9 avril, c'est l'église de Bringolo (Côtes-d'Armor) qui subissait le même sort : de ce magnifique édifice, dont une partie était classée aux monuments historiques, il ne reste aujourd'hui que les murs. Là encore, l'origine du feu n'est pas connue. Cette même nuit, l’église de Veyreau (Aveyron) partait également en fumée, frappée par la foudre.
Entre accidents, vandalisme et laisser-aller coupable, notre patrimoine religieux se porte au plus mal et ces terribles images n'en sont qu'un douloureux rappel. Rappel d'autant plus douloureux que ces trésors en déshérence n'intéressent plus grand monde, sinon les touristes et les locaux. La presse se fait rapidement l'écho de l'événement à l'instant t puis, la plupart du temps, l'édifice tombe dans l'oubli. Si le cas de l'incendie de Notre-Dame a mobilisé politiques et citoyens en raison du symbole que revêt la cathédrale, cela ne change rien au fait que, cathédrale ou non, ces lieux sacrés, quelle que soit leur taille ou leur rayonnement, méritent d'être protégés, restaurés et rebâtis si besoin. Si ce travail n'est pas fait, si l'église n'est pas remise « au centre du village », les mosquées ne se gêneront pas pour remplacer cet antique « blanc manteau d'églises » qui recouvrait jusqu'alors la France.
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