Par Joie Des Mots
Par Yves Paccalet
Un incendie colossal, hors normes, gigantesque, inimaginable, presque sans égal dans l’histoire de l’humanité. Les mots manquent pour qualifier cet enfer. Les chiffres font défaut pour mesurer l’ampleur d’un tel désastre…
Des milliers de maisons sont en cendres, dévorées par des flammes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, qui s’entretiennent et se renforcent les unes les autres dans un maelström de brindilles crépitantes, de tisons qui s’éparpillent et d’étincelles rouge et or, semblables à de funestes feux d’artifice… Des légions de sapinettes noires, de sapins baumiers, de pins gris, de bouleaux partent en nuées noires. Une fumée âcre et angoissante asphyxie les êtres vivants et obscurcit la lumière du soleil. Des arbres géants se volatilisent ainsi que des fétus de paille. Rien de végétal ou d’animal ne survit à ce brasier d’apocalypse.
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Ils prient pour que les nuages crèvent en averses. Ils subissent la malédiction du dieu pétrole, mais, pour conjurer celle-ci, ils en sont réduits à implorer le dieu de la pluie. Je doute que la danse qu’ils entament à l’appui de leur requête console les Amérindiens des forêts du Grand Nord, dont la maison brûle sur un bûcher de pétrodollars.

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