Par Joie Des Mots
30 ans « d'égologisme » laisse des traces.
Philosophiquement ce virus va donner l'occasion de se retourner un peut sur notre mode de vie.
Adieu le principe constitutionnel du principe de précaution qui en l'espèce est inapplicable par la suppression du troupeau si une bête est malade. Adieu le risque zéro. Adieu tous ces concepts stupides qui ne visent qu'à rassurer l'ignorance au lieu de l'instruire.
Subitement le gouvernement libéral capitalistique découvre le sens de la solidarité, le sens de l’intérêt collectif, lui qui ne les concevait qu'ajuster à des valeurs financières comptables.
Pareil pour les citoyens hypocrites dans l'âme qui n'avaient pas de mots assez durs, ni d'histoires drôle pour décrier les services publics et ceux de santés, les trous financiers pour payer des fainéants.
Et les voilà tous les soirs à huit heures à leurs fenêtres pour applaudir les services hospitaliers et autres.
Ce que la peur et l'angoisse ne fait pas faire.
Nous avons eu ce même réflexe avec Charlie.
Pourtant ce sont ces mêmes citoyens, qui lorsque le pouvoir prenait des mesures restrictives pour gérer à flux tendu les services hospitaliers, sont restés silencieux, malgré l'appel à l'aide des personnels soignants, malgré les gréves des urgentistes. Nous avons la mémoire courte.
Ce virus est l'occasion de nous la rafraîchir, nous ne maîtrisons pas le monde comme nous le croyons et l'incertitude en est partie intégrante sans laquelle nous serions dans un déterminisme inhumain.
Ce virus nous montre que toutes nos prévisions financière d'ajustement pour rentrer dans un cadre déterministe comme celui de Maastricht va voler en éclat, il va mettre fin a cette stupidité ou l'on veut ajuster la vie des hommes à des jeux comptables, du moins je l'espère.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-demain-il-va-falloir-innover-222935

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