Par Joie Des Mots

Notre erreur fatale
est de chercher des paradis pérennes.
Des plaisirs qui ne s'usent pas,
des attachements persistants,
des caresses à la vitalité des lianes :
l'arbre meurt mais ses entrelacs continuent à verdoyer.
Cette obsession de la durée
nous fait manquer tant de paradis fugaces,
les seuls que nous puissions approcher
au cours de notre fulgurant trajet de mortels.
Andreï Makine
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