Par Joie Des Mots
Le flamenco, une affaire de minorités
Art codifié, métaphysique, le flamenco s’est démocratisé depuis son apparition probablement aux alentours du 18e
siècle, même si ses origines exactes restent un mystère. A l’origine, le flamenco s’adresse à une minorité, à savoir la communauté des gitans andalous. Pour autant, on ne doit pas la paternité de
cet art aux gitans, le flamenco découlant des croisements des cultures arabo-musulmane, juive et chrétienne qui ont marqué l’Andalousie.
Folklore populaire, les chants du flamenco se transmettent à l’époque oralement. Dans ces chants, l’expression et l’interprétation sont plus importantes que la voix. Peu importe que celle-ci soit
jolie, ce sont les textes qui portent le flamenco . Textes plus métaphysiques que poétiques, complaintes de la vie, ils abordent les thèmes récurrents de l’amour, la mort, l’ostracisme, à
l’opposé du pathos. Les non-dits occupent également une place importante dans le chant flamenco.
La danse est le troisième pilier du flamenco, avec le chant et la guitare au son sec et percutant (el golpeador). La danse flamenca ne doit pas être confondue avec la
« sevillana ». La première est terrienne, solitaire et métaphysique quand la seconde est aérienne, poétique et se pratique en couple.
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