Par Joie Des Mots
Lorsque j’étais enfant, puis adolescent, je faisais du patin à roulettes sans genouillères, du vélo sans casque. Vélo si nous n’étions pas l’aîné que nous récupérions d’eux. A la télévision Il y avait 2 puis 3 chaînes et c’était nous la télécommande.
Nos instituteurs, lorsque nous faisions une grosse bêtise, nous tiraient les petits cheveux sur le côté et, si nos parents l’apprenaient, c’était notre fête à la maison. L’instituteur avait toujours raison, les enfants et parents le respectaient.
Nous avions 2 francs d’argent de poche et nous ne dépensions pas tout. Nous donnions des coups de main aux voisins et parfois nous recevions une pièce. A 14 ans nous travaillions comme aide un mois en été et nous nous payions ainsi une mobylette d’occasion. Les bandes des cassettes s’enroulaient autour de la tête de lecture et nous réparions cela avec un stylo. Nous récupérions à l’instar des vélos, les vêtements de nos aînés. Nous allions sonner à la porte de nos amis pour demander aux parents s’il pouvaient venir jouer avec nous.
Nous nous recoiffions de la main et rentrions notre chemise dans le pantalon le jeudi soir pour aller demander aux parents de notre petite amie si elle pouvait nous accompagner samedi soir, nous promettions d’être de retour à 10h et nous l’étions
Bien entendu nous faisions également des bêtises, mais si nous cassions quelque chose, nos parents le payaient, toujours, et nous étions punis, toujours. Parfois les bêtises étaient graves, et pour certains c’était la maison de correction. La violence existait également, mais c’était à coups de poing et toujours un à un. Nous avions le sens de l’honneur et nous nous respections.
Bien que "turbulent", je n’ai jamais vu un couteau.
Alors bien sûr il y avait également des racailles, des jeunes dangereux, mais ils étaient l’exception et ne se fréquentaient qu’entre eux.
Nous ne vivions pas tous dans le luxe, les gadgets, nous nous contentions de peu, et nos parents ne connaissaient pas le surendettement qui pourri tellement de familles et de vies.
Source X-Alain Weber

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