Par Joie Des Mots
Par Jean-Luc Porquet
Puisque Hollande le dit, ça doit être vrai. « On me demande à partir de quand je suis devenu écologiste (…) : à partir où je suis arrivé aux responsabilités du pays », vient-il de déclarer, à l’ouverture de la 3ème Conférence environnementale. L’homme a donc dirigé un PS signataire de multiples accords électoraux avec les Verts et écrit des « engagements pour la France », dont certains s’affichaient clairement écolos, sans trop y croire. Et, une fois à l’Élysée, hop ! la conversion ! Un miracle sans doute éco-certifié…
On a vu le résultat il est vrai. Trois ministres écolos virés en deux ans (Nicole Bricq, Delphine Batho, Philippe Martin), l’écotaxe abandonnée en pleine nature, Fessenheim toujours pas fermé, les chantiers de Notre-Dame-des-Landes et du tunnel ferroviaire Lyon-Turin toujours d’actualité, un mort à Sivens, et les Verts exilés du gouvernement Valls : quel bilan ! Mais voilà, dans un an, en décembre 2015, la capitale accueillera la grande conférence Paris Climat de l’ONU, évènement planétaire grâce auquel notre désormais très écologiste président veut redorer son blason. Il compte bien qu’y soit signé un accord « historique ». Il veut ainsi « laisser une trace ». Il veut « colorer le quinquennat » (en vert, bien sûr). Il veut sauver la planète : « C’est le sort de l’humanité qui se joue ».
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