Par Joie Des Mots
Fin septembre, dans l’Ouest nantais. En ce mercredi après-midi, des ados tapent la balle sur un terrain de football pour leur entraînement hebdomadaire. Soudain, un tac-tac-tac-tac retentit dans les quartiers avoisinants. Comme un seul homme, l’équipe se fige. Difficile d’être catégorique, mais tous pensent à un tir de pistolet-mitrailleur. Un bruit qui deviendrait presque familier aux Dervallières, au Breil ou à Bellevue, spots emblématiques du trafic de stupéfiants à Nantes.
« Des coups de feu ? J’en entends au moins deux fois par mois », témoigne ce Nantais habitant à proximité de l’un de ces quartiers, qui assure « faire la différence entre un coup de feu de pistolet, avec son bruit sec, et un tir de feu d’artifice », sport devenu national, le soir venu.
https://www.fdesouche.com/2021/12/21/fusillades-a-nantes-la-spirale-infernale-en-3-ans-156-fusillades-ont-ete-recensees-dans-la-ville-faisant-5-morts-et-une-cinquantaine-de-blesses/

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