En France, il y a les victimes avec un grand V… et les autres. Selon qu’elle servent le narratif de la gauche ou qu’au contraire, elles y contreviennent.
Pour Nahel, dès le lendemain, le président a voulu « dire l’émotion de la Nation toute entière », assurant la famille de « la solidarité et l’affection de la nation », et qualifiant l’acte « d’inexplicable et inexcusable ». Rappelons que, trois jours après le meurtre de Lola, Emmanuel Macron n’en avait toujours pas fait mention sur son compte Twitter.
En l'honneur de Nahel, il y a eu une minute de silence à l’Assemblée nationale. Pour Lola elle a eu lieu dehors, organisée par le R.N.
S'agissant de Nahel, la vidéo du drame a circulé à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux, exploitée et surexploitée par tous les médias à l’envi, sans qu’aucune des belles âmes qui menaçaient des pires sanctions pénales les comptes Twitter relayant la video d'Annecy sourcille le moins du monde. Bizarrement, plus question de ménager la dignité de la victime ou l’intimité de la famille. On ne sait toujours pas comment vont les enfants !!!
Pour Nahel, les stars se bousculent : toutes veulent exprimer leur indignation et leur peine pour « ce petit ange parti beaucoup trop tôt », comme l’a écrit Kylian Mbappé sur Twitter. Lola (12 ans), Timothy (19 ans) n’étaient-ils pas des petits anges encore plus irréprochables puisque n’ayant jamais eu maille à partir avec la police ni la justice ?
Dans le cas de Nahel, la famille n’a pas fait d’appel au calme ni dénoncé l’instrumentalisation, par la voie d'un tiers parce que recluse dans sa peine, comme il est d'usage.
La France à deux vitesses est décidément, dans tous les domaines, un feuilleton inépuisable. Reste à savoir combien de temps la France avec un petit v le suivra passivement sur son petit écran.