Par Joie Des Mots
Lorsque j’étais enfant, ma mère m’a emmené voir deux films. Un sur le massacre d’Oradour-sur-Glane, un autre sur la libération des camps d’extermination nazis. Les images étaient d’autant plus fortes qu’à l’époque l’image était rare. La télévision balbutiait. Nous n’avions pas, d’ailleurs, de poste de télé à la maison. Au retour, pour tout commentaire, ma mère m’a dit : « Il fallait que tu voies ces horreurs parce que toi et les générations à venir n’aurez plus jamais à connaître de telles choses, et j’espère que de les avoir vues t’aidera à ne pas oublier qu’elles ont existé pour de bon, pour de vrai. »
Je ne doutais pas qu’elle dît vrai. Comment serait-il possible en effet, et seulement imaginable, qu’on ait un jour à lever de nouveau les yeux sur tant de barbarie, d’inhumanité. Les images de ces décharnés d’outre-tombe, au regard immense, démesuré, qui semblait avoir vu ce qui ne se voit pas, ne nous ont sans doute jamais quittés. En tout cas, moi elles ne m’ont jamais quitté.
https://www.causeur.fr/les-horreurs-que-nous-ne-saurions-voir-271926
(Je suis née en 39, j'ai visité Oradour, je devais avoir 25 ans. Je n'ai jamais oublié. Un jour, en vacances en Alsace, nous avons voulu voir le lac de Titisee en Forêt noire et au milieu de cette langue haïe nous nous sommes enfuis vers la France.
Ce pogrom énorme, barbare, sadique du 7 octobre je ne l'oublierai jamais, libre à vous de penser sans arrêt aux Gazaouis, nous en avons plein nos rues et vous lisez les journaux ?)

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