Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Si tous les leaders de la secte libérale économique n’ont pas le cynisme de Madame Thatcher qui assumait la dictature de fait « There is no alternative », tout dans les faits valide son affirmation. En France et en raison de l’organisation des pouvoirs publics, cette emprise partisane revêt un aspect caricatural.
Le Pouvoir, tel un trou noir de l’Univers, absorbe et concentre toutes les attributions. Pouvoirs financier, médiatique, exécutif, législatif, règlementaire, juridictionnel fusionnent en une monarchie élective et une confiscation clanique. Dans les coulisses règnent les véritables maîtres du système, une poignée d’oligarques milliardaires qui possèdent 80 % des médias, financent ainsi indirectement les campagnes électorales, choisissent le président qui, étant leur obligé, fera leur politique. Le Code électoral peut bien interdire le financement des campagnes électorales par les sociétés privées et limiter à 7 500 euros le don des particuliers aux candidats, l’oligarchie, la finance, les banques se rient de ces entraves de papier.
Les magazines, les chaînes de télévision, entre les mains de neuf personnes, expliqueront au « bon peuple » qu’il y a un « bon candidat modéré, responsable, rassurant » et de « méchants extrémistes, communistes, partageux, rouges, bolivariens ou néofascistes masqués ». Et le bon peuple votera contre les « méchants aventuriers et extrémistes » et pour le « bon candidat rassurant ». Dès lors, plus besoin de financer ouvertement les propagandes électorales. Quelques banquets/débats, de grand luxe et très onéreux, pourvoiront aux dépenses partisanes. Une fois élu, le président monarque nommera son gouvernement et demandera aux Français de lui donner, dans le mois de son élection, une majorité pour soutenir sa politique.
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