Par Joie Des Mots
Par Anne Roumanoff
Longtemps, on crut que sur la Terre les ressources naturelles étaient illimitées. Avec une foi naïve dans le progrès, les hommes cherchèrent à toujours innover. On inventa des manières plus rapides de se déplacer, on chercha à produire en plus grande quantité, sans jamais se soucier des conséquences environnementales du progrès. Peu à peu, les grandes villes furent asphyxiées, les petits enfants se mirent à tousser, les personnes âgées eurent du mal à respirer, il y avait des cancers inexpliqués. Puis on ne sut plus quoi faire des déchets, l’énergie menaçait de manquer, des forêts entières disparaissaient, la température de la mer augmentait, des poissons disparaissaient par milliers… Bref, on se dirigeait tout droit vers un désastre annoncé.
Quand la situation se mit à vraiment empirer, il y eut comme une prise de conscience généralisée : le climat était en train de se dérégler, il fallait arrêter la course folle du progrès. On organisa à Paris une conférence mondiale sur le climat. Il y eut au préalable d’interminables débats, la COP21 fut difficile à organiser, les accords très longs à négocier. Au final, 175 pays sur 195 s’engagèrent à limiter la production de gaz à effet de serre. La France avait de quoi être fière, c’était le premier accord universel sur le climat jamais signé. On se reprit à espérer en l’humanité, devant l’imminence d’une catastrophe annoncée, les hommes étaient donc capables de se réveiller.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article34795

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