Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Homo sapiens, dégradé en homo economicus, ne mérite guère son nom de « sage », ni même de « savant ». Depuis deux cent mille ans, il compromet partout où il passe la vie dans sa fragile et merveilleuse diversité. Même ses cousins, les Néandertaliens furent ses victimes quand ils ne furent pas ses partenaires sexuels, puisque notre ADN comporte des gènes de cette espèce.
Avec l’essor des techniques et l’explosion démographique contemporains, la nocivité de homo economicus n’est plus à démontrer, puisque nul ne peut nier la mort de la biodiversité, l’épuisement des ressources, l’altération du climat par modification de la composition chimique de l’atmosphère, fléaux dont sa cupidité, sa cruauté sont les œuvres. Or, n’en déplaise à son orgueil mégalomaniaque, l’humain est une espèce comme une autre. Biologiquement, l’homme connaît le sort de tous les êtres vivants et anatomiquement, physiologiquement, génétiquement, il est un animal, ce qui n’est pas être rien. Différent ? Bien sûr, mais pas plus différent que la vache ne l’est de la chouette effraie. Il y a un propre de l’homme, évidemment, au même titre que le rat à un propre au regard du dauphin.
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