Par Joie Des Mots
Par Antoine Sillières
La porosité entre institutions européennes et lobbys atteint des niveaux inquiétants. Députés et commissaires européens passent des unes aux autres sans réel contrôle, avec d’importants risques de conflit d’intérêts. Certains lobbyistes se retrouvant ainsi à devoir influencer des députés dont ils étaient les collègues quelques mois plus tôt.
“Près d’un tiers des députés européens qui ont quitté la politique travaillent désormais dans des organisations inscrites au registre des lobbyistes de l’UE. Pour les anciens commissaires, la part est supérieure à la moitié.” Transparency International vient de publier un rapport accablant sur la porosité réciproque entre lobbys et institutions européennes. Cette organisation non gouvernementale internationale (ONGI) pointe un phénomène qu’elle nomme revolving doors, que l’on traduirait (mal) par “portes tournantes” pour illustrer les allées et venues d’individus travaillant tantôt pour les intérêts des lobbys bruxellois, tantôt pour le compte des institutions européennes. Transparency International s’est penchée sur le parcours de 134 lobbyistes accrédités à Bruxelles et a découvert qu’au moins 20 % d’entre eux étaient passés par les institutions européennes. Se basant sur les informations rendues publiques, l’ONGI s’est intéressée aux reconversions de 485 membres du Parlement européen et de 27 commissaires européens remplacés depuis les élections européennes de 2014.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33750

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