Par Joie Des Mots
Un grand nombre des arguments de Varoufakis, comme les processus de prise de décision de l'UE ou son dévouement servile au dogme manqué d'austérité plus le dédain apparent que les élites de Bruxelles-Francfort ont envers le processus démocratique, sont valides.
Huit ans après la crise (organisée par qui et pour qui ?), l'Europe reste fermement attachée à l'austérité économique qui est tellement discréditée que même le FMI a cherché à prendre ses distances.
Les élections, dans de nombreux pays européens, qui ont contesté ce dogme n'ont absolument pas été entendues par l'UE, qui, au contraire, s'est accrochée encore plus vigoureusement à ce dogme de l'austérité POUR les peuples seulement (pas pour eux ni les riches) ...
Comportement que Varoufakis critique à juste titre.
Ses critiques sont particulièrement pertinentes quand on considère que la crise grecque est sur le point de réapparaître une fois de plus cet été, et les politiciens européens ne peuvent pas blâmer le style abrasif de Varoufakis pour leur incapacité à mettre fin définitivement à cette crise.
Avec des millions de citoyens européens d'Athènes à Helsinki souffrant de la pauvreté croissante, de la stagnation des salaires et du dysfonctionnement politique, un changement de cap s'impose. Mais l'UE tarde trop.
Perso, j'attends un Brexit puis un Francexit.
L'union fait la force mais pas la désunion ni l'union forcée.

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog