Par Joie Des Mots
Par Hervé Lifran
Avec 180 milliards d’euros de dépôts, plus de 100 000 fraudeurs recensés à travers le monde et 20 000 sociétés off shore utilisées pour planquer ce magot, les chiffres de la fraude fiscale orchestrée par la banque HSBC semblent ahurissants. Et encore cette découverte ne porte-t-elle que sur une période de cinq mois à peine, du 9 novembre 2006 au 31 mars 2007. Pourtant, l’affaire SwissLeaks, dévoilée par Le Monde, est loin d’avoir écopé l’océan des paradis fiscaux.
La toute puissante HSBC n’a jamais représenté qu’une petite partie du lucratif marché de la gestion de fortune sous les cocotiers et au bord des lacs suisses. Et, sauf à imaginer que les autres établissements financiers installés aux Bermudes, aux Îles Caïmans ou à nos frontières, au grand-duché du Luxembourg par exemple, soient des modèles de vertu, l’inventaire de la fraude mondiale ne fait que commencer. Les gouvernements et les banques jurent dans un bel ensemble que les paradis fiscaux sont tous fermés ou en voie de l’être. « Il n’y a plus de liste noire », avait claironné l’OCDE en 2009. Avant d’avouer que certains pays figuraient désormais sur une « liste grise », voire sur une « liste grise foncée » créée pour l’occasion.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article27879

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