Par Joie Des Mots
« Le mondialisme victime du coronavirus ».
Ivan Rioufol. Oui, ce virus inattendu naturellement est révélateur des excès et de la fragilité du mondialisme. C’est particulièrement vrai pour la fragilité économique du mondialisme. On voit aujourd’hui que les bourses chancellent, on s’aperçoit que nous sommes très dépendants de la Chine qui a fermé une partie de ses unités de production automobiles, d’avions, de pièces détachées, d’électronique mais également de médicaments.
On a appris à cette occasion que l’Europe était dépendante de ce pays pour 80% des médicaments qui sont vendus chez nous (même l’aspirine, le doliprane, etc.) ! Si l’on doit se soigner, théoriquement, nous n’aurons plus accès direct à ces médicaments qui sont produits en Chine. C’est tout à fait effarant. Au nom du mondialisme, on a confié notre destin à des sources qui sont assez vulnérables.
D’ailleurs, Bruno Le Maire, notre ministre de l’économie, a eu raison de dire dès mardi qu’il fallait envisager des relocalisations, en induisant que les souverainetés avaient au fond quelque chose de bon. Enfin ! C’est ceci que j’analyse dans mon bloc-notes : le mondialisme dans sa structure idéologique ne peut pas répondre à cette crise dans la mesure où le mondialisme a fait précisément l’éloge d’un monde sans frontières, de la diversité, de la non-discrimination. Or si vous voulez, pour lutter face au poison du coronavirus, il faut naturellement ériger des protections, sans aller jusqu’à fermer les frontières, mais se replier, accepter qu’il y ait des discriminations, que l’on choisisse d’inviter qui l’on veut inviter… En résumé, aller à rebours de tout ce que l’on nous a appris à ne pas faire.
https://www.causeur.fr/rnr-ivan-rioufol-mondialisme-coronavirus-173530
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