Par Joie Des Mots
Au Sénégal l'apéritif se fait discret.
Ici pas vraiment d'apéritif, car le pays est à 90 % musulman.
Ce qui n'empêche pas la consommation d'alcool, mais de manière détournée. Il est plutôt mal vu de boire en public.
En ville, on trouve donc des "clandos", bars planqués dans les cours de certaines maisons. A l'entrée pas de pancartes. A l'intérieur, quelques chaises, tables, souvent en mauvais état où le
consommateur peut boire une Flag ou une Gazelle, les bières locales.
Dans les secteurs du Pays, moins islamisés, comme la Basse-Casamance, au sud, l'alcool est moins tabou. A chaque coin de rue, des panneaux jaunes de la marque Flag indiquent le nom d'un bar.
En fin de journée, les hommes surtout, (mais aussi quelques femmes) viennent y prendre une bière, un verre de vin rouge en brique, appelé Sousette, avec des arachides et des noix de cajou.
Fréquents aussi le gin et le whisky bas de gamme, que l'on peut acheter en dosette, dans des sachets plastiques.
Dans les maisons, les Sénégalais boivent plutôt, selon les saisons, du Bounouk, le vin de palme, ou du vin de noix de cajou. Dans les assiettes il y a les niama-niama, petits beignets de
crevettes, calamars, courgettes ou aubergines. On peut aussi déguster des fatayas, beignets en forme de demi-lune, fourrés à la viande hâchée et au cumin. Ces amuse-gueules sont surtout consommés
pour les cérémonies de mariage ou de baptême.
On peut acheter des fatayas dans la rue et les grignoter à n'importe quelle heure, mais seule la classe aisée les grignote régulièrement en mode apéro, accompagnés de boissons sucrées. Des sodas
industriels ou des jus locaux, comme le jus de bissap, de bouye (fruit du baobab) ou de ditakh
Aurélie Fontaine pour Ouest France
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