Par Joie Des Mots
« En d’autres termes, l’homme profane, qu’il le veuille ou non, conserve encore les traces du comportement de l’homme religieux, mais expurgées des significations religieuses.
Quoiqu’il en fasse, il est un héritier.
Il ne peut abolir définitivement son passé, puisqu’il en est lui-même le produit.
Il se constitue par une série de négations et de refus, mais il continue encore à être hanté par les réalités qu’il a abjurées.
Pour disposer d’un monde à lui, il a désacralisé le monde dans lequel vivaient ses ancêtres, mais, pour y arriver, il a été obligé de prendre le contrepied d’un comportement qui le précédait, et ce comportement il le sent toujours, sous une forme ou une autre, prêt à se réactualiser au plus profond de son être.»
Le Sacré et le Profane, Mircea Eliade.
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(Je suis mère, grand-mère et arrière grand-mère. Je suis une profane qui a de la bouteille. Mes filles qui ont 20-25 ans de moins sont encore des profanes qui ont le souci de l'ancien monde, dont le mien, de façons différentes, certes, mais elles l'ont.
La génération d'après donne l'impression que le monde a commencé lorsqu'il ont eu l'âge de voir, de comprendre, de s'éveiller à leur vie, à part ceux qui veulent savoir par curiosité ou pour leur métier, pour les autres Clovis, Bayard, Ronceveaux, Louis XVI, Napoléon et même de Gaulle sont de parfaits inconnus ...
Etre profane, judéo-chrétienne, est une merveille si forte installée en moi que je me demande comment on peut vivre sans ça !!!)

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