Par Joie Des Mots
Les humains au cour des siècles se sont
multipliés pour peupler progressivement toute la surface du globe.
De moins de 200 millions au premier siècle après Jésus Christ la population mondiale est estimée à 6 milliards d'individus
aujourd'hui.
Chacun le sait, l’homme est un prédateur. Mais son intelligence et ses capacités à maîtriser son environnement lui donnent
des possibilités de destruction qu’aucun tigre, aucun lion ou aucun Tyrannosaurus n’a jamais eu. L’explosion démographique humaine en est un exemple frappant. Théoriquement, dans la nature, les
populations animales ne « croissent » pas – ou alors, très lentement : un jeu de mortalité différentielle leur permet de conserver les mêmes effectifs au long des années.
Or, l’espèce humaine croît, elle, de façon exponentielle ! C’est d’autant plus préoccupant qu’elle est placée au sommet de la
pyramide alimentaire et que c’est un animal relativement gros : les espèces les plus dangereuses et les plus imposantes sont censées être les moins abondantes. L’apparition de l’homme coïncide en
effet avec l’extinction de la mégafaune (espèces animales les plus imposantes et les plus rares.
Les plus gros oiseaux de la planète – Dinornis, Aepyornis – se sont éteints, les plus gros mammifères terrestres –
Mégathérium, éléphants, rhinocéros… - sont éteints ou en passe de s’éteindre. Les baleines, miraculeusement épargnées, ne seront peut-être bientôt plus que quelques images sur de vieux films
documentaires.).
L’homme est-il le responsable de toutes ces extinctions ? Il est de fait que son expansion sur la planète a souvent coïncidé
de manière frappante avec la disparition des espèces locales.
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