Par Joie Des Mots

Attendue
à travers les étés qui s’ennuient dans les cours
en silence
et qui pleurent d’ennui,
sous le soleil ancien de mes après-midi
lourds de silence
solitaires et rêveurs d’amour
d’amours sous les glycines, à l’ombre, dans la cour
de quelque maison calme et perdue sous les branches,
à travers mes lointains, mes enfantins étés,
ceux qui rêvaient d’amour
et qui pleuraient d’enfance.
Vous êtes venue,
un après-midi chaud dans les avenues,
sous une ombrelle blanche,
avec un air étonné, sérieux,
un peu
penché comme mon enfance,
Vous êtes venue sous une ombrelle blanche.
Alain Fournier
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