Il avance, puis recule, tout en donnant un aperçu de ses travaux d’Hercule à venir : « Il s’agit de faire nation. » Terme qu’il préfère manifestement à celui de « vivre ensemble », sachant qu’il assure avoir « été élu sur une promesse d’émancipation, de modernisation de la France, d’éclater certains tabous ». Vraiment ? En 2017 et 2022, nous avions surtout cru comprendre qu’il avait été confortablement élu et réélu pour faire barrage à une certaine Marine Le Pen ; ce qui n’est pas exactement la même chose.
En même temps Défendre la famille après l’avoir mise à bas ?
Sa vision de l'Europe : « Toute réforme qui nous fait sortir de l’Europe est inefficace, parce que le problème est européen et parce que nous ne sommes pas une île… » Comme la Guyane, qu’il définissait comme telle lors de sa campagne présidentielle de 2017 ?
Mais revenons-en à nos sauvageons. D’un côté, Emmanuel Macron entend mettre en œuvre des « politiques de sanctions », en cas « d’irresponsabilité familiale ». De l’autre, il s’interdit de « supprimer les allocations familiales ». « Je ne veux pas choisir », affirme-t-il une fois de plus, une fois encore. Une fois de trop ?
L’union, oui. Mais sans les autres…
Quoi qu’il en soit, le président de la République affirme détenir la martingale pour remettre un brin d’ordre dans la maison France : « Je vais prendre à la fin du mois d’août une initiative d’ampleur », destinée aux « forces de l’arc républicain pour déterminer des projets sur lesquels cheminer ensemble ». Mais, tel que noté par Le Point de ce 4 août, « l’Élysée montre qu’il entend exclure de cette démarche le Rassemblement national de Marine Le Pen et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ». Tiens, donc.
Faire l’union nationale en refusant de parler avec les deux principaux mouvements d’opposition ? Il fallait le faire : Emmanuel Macron l’a fait.
https://www.bvoltaire.fr/lunion-nationale-selon-macron-sans-marine-le-pen-et-jean-luc-melenchon/
